Originaire des Indes Néerlandaises, importée au Suriname par les Javanais du temps de la Guyane Néerlandaise, servie dans les fameux food trucks qui bordent les routes et les places de ce petit bout de France niché en Amérique du sud, au fil du temps, la recette du Bami Nassi -Bami pour la version aux spaghettis et Nassi pour la version au riz-, a traversé le fleuve Maroni pour devenir une recette à part entière de la cuisine Guyanaise.

Ingrédients
À découvrir aussi
Method
- Faire mariner au minimum 1h le poulet avec 1 cuillerée à soupe de sauce soja épaisse et 2 cuillère à soupe de sauce soja claire, 1 cuillère à soupe d’huile d’arachide, 1 bonne cuillerée à soupe de sucre, 1 citron pressé, 1 bout de gingembre (cube de 1 à 2 cm de coté) râpé, 1 oignon moyen émincé et 1 cube de bouillon de volaille effrité.
- Faire revenir à feu doux dans une casserole 3 cuillerées à soupe d’huile, 6 cuillerées à soupe de sauce soja épaisse, 2 cuillerée à soupe de sucre ajoutez en une cuillère ou deux en plus si vous voyez que le sirop à du mal à prendre, 1 cube de bouillon de volaille, le jus d’un citron vert, le gros oignon, les échalotes et l’ail émincés ainsi que reste du gingembre râpé environ 4 cm de long.
- Une fois que le sirop est bien infusé par le gingembre, le citron vert et la préparation d’ail/oignions/échalote, que le salé de la sauce soja est bien équilibré par rapport au sucre et que celui-ci s’est suffisamment épaissi, retirer la casserole du feu et passer la préparation au chinois ou a défaut dans une passoire avec des ouvertures fines et récupérer le sirop que l’on viendra ajouter aux spaghettis dans la suite de la recette. (ne pas jeter le filtrat de la préparation, on s’en resservira plus tard également)
- Faire cuire les spaghettis jusqu’à ce qu’elles soient al dente, c’est-à-dire ferme (attention je n’ai pas dit croquante) , rincer à l’eau froide pour stopper la cuisson et les décoller puis les réserver.
- Dans une poêle, faites revenir la préparation de poulet avec sa marinade (vous pouvez également ajouter une cuillère à soupe de la préparation resté dans le chinois précédemment). Faites attention à ne pas trop faire cuire le poulet afin qu’il ne soit pas trop sec puis réserver.
- Dans une grande casserole ou un fait-tout faites réchauffer à feu moyen les spaghettis et incorporer le sirop jusqu’à ce qu’elles en soient toutes imprégnées. Puis ajouter le poulet et son jus et remuer le tout pendant 2/3 minutes à feu doux.
- N’hésitez pas à me poser des questions sur cette recette, car pour la petite info, il m’a fallu quelques essais avant de la maîtriser parfaitement, mais une fois qu’on l’a tient, on ne peut plus s’en passer.
Bami et nassi, les deux visages d’une même recette
Le mot « bami » désigne la version du plat préparée avec des spaghettis, tandis que « nassi » correspond à la version au riz. Les deux partagent la même base : une marinade de poulet au soja et au gingembre, un sirop sucré-salé parfumé au citron vert, et les mêmes légumes émincés. Dans les food trucks guyanais, il n’est pas rare de voir les deux versions proposées côte à côte, préparées en parallèle à partir des mêmes ingrédients de base. Si vous recevez, n’hésitez pas à doubler la marinade et le sirop pour proposer les deux versions à vos invités.
Le secret du sirop : la sauce soja épaisse
La réussite du bami nassi repose sur un ingrédient clé : la sauce soja épaisse, aussi appelée Dark Soy Sauce ou kecap manis. Beaucoup plus corsée et sirupeuse que la sauce soja classique (Light Soy Sauce), elle sert de base au sirop sucré-salé qui viendra enrober les spaghettis. On la trouve facilement dans les épiceries asiatiques, mais attention : certaines versions sont aromatisées aux champignons, ce qui modifierait le goût final du plat. Le sirop doit mijoter doucement jusqu’à devenir bien sirupeux et parfumé au gingembre et au citron vert avant d’être filtré.
Du Suriname à la Guyane : les origines du bami nassi
Le bami nassi tire ses origines des Indes néerlandaises, dont la cuisine a été importée au Suriname par les immigrants javanais à l’époque de la colonisation. Le plat a ensuite traversé le fleuve Maroni pour s’implanter durablement en Guyane française, où il est aujourd’hui un incontournable des food trucks et des fêtes de quartier. Cette histoire explique le mélange unique d’influences indonésiennes (sauce soja, gingembre, citron vert) et de la cuisine créole guyanaise.
Le conseil du chef
- Le secret d’un bami réussi : un wok (ou grande poêle) très chaud et une cuisson rapide — la viande ne doit pas bouillir.
- Les spaghettis doivent être légèrement al dente avant de passer à la poêle — ils continuent de cuire.
- Goûtez avant de servir : la sauce soja est salée, ajustez l’assaisonnement en fin de cuisson seulement.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la sauce soja épaisse et où la trouver ?
La sauce soja épaisse, aussi appelée Dark Soy Sauce ou kecap manis selon les marques, est plus corsée et sirupeuse que la sauce soja classique (Light Soy Sauce). On la trouve dans les épiceries asiatiques : attention à ne pas confondre avec les versions aromatisées aux champignons, qui changeraient le goût de la recette.
Peut-on préparer la version nassi (au riz) avec la même recette ?
Oui, c’est même l’esprit du plat : préparez la marinade, le sirop et les légumes en quantité suffisante, puis répartissez-les entre des spaghettis (bami) et du riz cuit (nassi) pour proposer les deux versions en même temps, comme dans les food trucks guyanais.
Quelle viande utiliser pour le bami nassi ?
Le blanc de poulet (filet ou blanc dans la cuisse) est traditionnellement utilisé, car il reste tendre avec une cuisson rapide à feu vif. Vous pouvez aussi utiliser des dés de cuisse de poulet pour plus de moelleux.
Comment éviter que les spaghettis collent entre eux ?
Faites-les cuire al dente, puis rincez-les immédiatement à l’eau froide pour stopper la cuisson et retirer l’excès d’amidon. Égouttez-les bien avant de les réchauffer avec le sirop.
Peut-on préparer le bami nassi à l’avance ?
Oui, ce plat se déguste aussi bien chaud que tiède, ce qui en fait une excellente recette à préparer en avance pour un repas convivial ou un pique-nique.